Conception d'un simulateur de freinage

Wednesday 14 November 2018 | , 

Conduire après une fracture du pied ou de la cheville : oui ou non?



Chaque année, des milliers de québécois subissent une fracture au pied ou à la cheville. Certains devront porter une botte d’immobilisation ou un plâtre, mais d’autres devront subir une chirurgie. Comment savoir s’ils sont aptes à conduire leur voiture de façon sécuritaire?

Conception d'un simulateur de freinage

Pour répondre à cette question, le Dr François Cabana, chirurgien-orthopédiste au CIUSSS de l’Estrie-CHUS et professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche du CHUS (CRCHUS) a amorcé une étude en 2010. Il s’est adjoint Hélène Corriveau, professeure-chercheuse à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV). Une équipe issue de ces deux centres, chercheurs, ingénieurs et techniciens, ont ainsi conçu un simulateur de freinage à partir de zéro.

Fracture du pied : plus de 100 patients testés

Entre 2010 et 2016, l’équipe du CRCHUS et du CdRV a testé plus de 100 patients avec fracture du pied ou de la cheville dans le simulateur de membre inférieur. Plus de 120 volontaires sains ont aussi été évalués pour comparer les données des patients fracturés.

Citation

« Cette étude pourra éventuellement servir à formuler des recommandations aux orthopédistes et à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Le plus important toutefois, c’est que les patients réalisent, avec le simulateur, l'inconfort de leur immobilisation ainsi que le risque potentiel de conduire et qu’ils décident par eux-mêmes de s’abstenir. » Dr François Cabana, chirurgien-orthopédiste au CIUSSS de l’Estrie-CHUS et professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche du CHUS (CRCHUS).
  Debout de gauche à droite : Mathieu Hamel, Dr François Cabana et Michel Quintal, patient et participant à la recherche­ en orthopédie.


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